Exercer son esprit critique publiquement est-il devenu risqué ?


Les enseignants Jocelyne Chassard, Andréas Pfeiffer, Cassandre Fristot, le médecin généraliste Benoît Ochs, l’avocate Virginie de Araujo Recchia, certaines personnes moins connues ou inconnues ont eu le courage d’émettre publiquement des critiques sur les décisions prises par nos dirigeants lors de la crise sanitaire.
Dénoncer haut et fort les mesures décidées par l’Etat (confinement, masques, passe sanitaire, interdiction de soigner les personnes ayant le virus) a entrainé des intimidations pour l’enseignant Andréas, une perquisition musclée à domicile et garde à vue de 60 heures pour Maître Virginie de Araujo Recchia, 6 mois de prison avec sursis pour Cassandre Fristot, interdiction d’exercer pendant 1 an pour le docteur Benoît Ochs,  convocation au tribunal correctionnel pour Jocelyne Chassard qui a lieu aujourd’hui même le 28 mars 2022.
Les débats d’idées, la pluralité des opinions et les mouvements sociaux sont pourtant le garant d’une société démocratique dynamique et en progrès.
Le sociologue Edgar Morin qui vient de publier son dernier  livre « Réveillons-nous » exprime, au cours d’un entretien sur France Culture* la phrase suivante : « (…) Moi, j'ai l'impression que nous subissons les événements un peu comme des somnambules(…)»
Nous pouvons donc souligner la bravoure et l’audace de ces individus qui osent s’exprimer, qui osent ne pas être passifs face aux évènements et qui nous tiennent bien éveillés en nous faisant réfléchir.
Car que souhaitons-nous être ? Somnanbules ou réveillés ?
Merci à eux pour leur courage et leurs actions.

*https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/guerre-en-ukraine-campagne-presidentielle-crise-climatique-le-regard-d-edgar-morin-sur-l-etat-du-monde_5044906.html

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