Relâche : participez au prix Blaise Pascal des DC

par  Le Ratiocineur

 

Nous sommes au cœur de l'été, et c'est généralement la période pendant laquelle vos « médias de grands chemins » (expression empruntée à Jean-Yves Le Gallou) augmentent les pages des jeux, pour essayer de vous divertir en vous demandant de remplir des grilles de Sudoku ou de mots mêlés, générées par des algorithmes.

Le Ratiocineur prend une semaine de vacances, et vous propose un jeu-concours, vous menant subtilement à la réflexion. Si vous voulez participer, vous devrez rédiger un commentaire de cette phrase :

« On en connaît la cause, mais on ne sait pas pourquoi. »

Vous pouvez vous aider des chroniques précédentes pour avoir une idée de ce qui est attendu et soumettre vos contributions à l'adresse suivante : leRatiocineur arobase proton point me, avant le 15 septembre 2022 à 18h00 (en remplaçant arobase par "@" et point par ".")

La meilleure contribution sera publiée dans l'une des chroniques du Ratiocineur, à condition qu'elle soit pertinente, sans faute d'orthographe, sans erreur typopgraphique, et éventuellement drôle (mais ce n'est pas nécessaire).

Vous recevrez un prix honorifique Blaise Pascal, ainsi nommé car cet homme fut l'inventeur en 1642, de la Pascaline (première machine à calculer de l'histoire) et l'auteur, en 1670, des Pensées. Cela prix vous donnera le choix entre :
- recevoir un chèque de 2,4 € à votre domicile ;
- recevoir un virement de 24 Ğ1 (junes) sur votre compte, si vous en avez un ;
- être invité par l'équipe de rédaction des Dépêches Citoyennes à recevoir un montant de 240 Francs libres en espèces.

Explications :

Quand la France était encore la France (car « la monnaie de la France ne peut être que la Franc », d'après la conférence de François Asselineau, intitulée La tragédie de l'Euro), les billets de 500 Francs à l'effigie de Blaise Pascal.

Les montants proposés renvoient à Henri Poincaré, grand mathématicien et physicien français du début du XXe siècle, qui occupa le fauteuil 24 à l'Académie française, à partir de 1908.

Henri Poincaré, né en 1854 à Nancy, a donné son nom à  l'Institut Henri Poincaré, qui a été à une époque dirigé par le mathématicien... Cédric Villani, lauréat de la médaille Fields en 2010 [*], puis député LREM lors de la législature 2017-2022. Plus récemment, il a été président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Il n'est d'ailleurs pas du tout évident que ce qui a été une perte manifeste pour la communauté mathématique française, se soit traduit par un gain pour la politique de ce pays.

J'invite les lecteurs à découvrir que l'histoire a connu des mathématiciens beaucoup plus engagés, comme Alexandre Grothendieck, Roger Godement, Laurent Schwartz, et René Thom, Alain Connes, Jean-Pierre Demailly, Laurent Lafforgue, Pierre Lelong, Jean-Pierre Serre, pour ne citer que quelques exemples...

Tout cela pour rappeler à ceux qui en douteraient, que, oui, il existe bel et bien une culture française, contrairement à ce qui avait été affirmé par l'actuel président de la République en 2017, comme s'en était fait l'écho le journal Le Figaro dans un article du 6 février 2017 sous la plume de Yves Jégo.

Puisque mes lecteurs ne peuvent pas encore m'éditer, je les laisse méditer.

Dans les chaleurs aoûtiennes, je pars collecter d'autres incongruités linguistiques dans diverses contrées françaises, afin d'alimenter de prochaines chroniques...

Comme vous le voyez, il va y avoir du boulot...

 



[*] La médaille Fields a longtemps été considérée comme un analogue du Prix de Nobel de mathématiques, qui n'a jamais existé. Mais cette comparaison n'est pas pertinente, puisque le Prix Nobel est attribué tous les ans pour des travaux de qualité dans une discipline donnée, sans condition d'âge. En revanche, la médaille Fields est attribuée tous les 4 ans à des mathématiciens de moins de 40 ans. Ainsi, qui serait à la fois un génie en physique et en mathématiques, aurait nécessairement moins de chance d'obtenir une médaille Fields qu'un Prix Nobel. C'est pourquoi, en 2003, un Prix Abel a été créé en mathématiques, qui est davantage comparable au Prix Nobel. Il a notamment été attribués aux mathématiciens français suivants : Jean-Pierre Serre (2003), Jacques Tits (2008), Mikhaïl Gromov (2009), Yves Meyer (2017), ce qui fait de la France le deuxième pays quant au nombre de récipiendaires (4) derrière les États-Unis (16). Tout comme pour la médaille Fields, où on compte, au 7 août 2022, 12 médailles Fieds décernées pour les USA, et 11 médailles Fields décernées par la France. Ce qui tend à prouver qu'en matière de mathématiques, plus c'est difficile à obtenir, plus les USA ont du mal à prendre une avant significative sur la France.

 

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