Harcèlement à répétition d'un professeur dévoué et plébiscité

Un résumé de 24 ans de carrière

Andreas Pfeiffer est né en Allemagne, en Rhénanie du Nord-Palatinat à Elspe. Il est l'aîné, et a deux petits frères. Son père est professeur d'allemand, d'éducation physique et sportive mais également professeur d'histoire. En Allemagne, un professeur doit être diplômé dans au moins deux matières. Sa mère travaille comme secrétaire dans une école. Son père est très investi pour les enfants et la société. Il fait partie de groupes, de collectifs humanitaires et organise de nombreuses colonies de vacances pour tous les enfants et notamment pour les familles défavorisées. Il participera à de nombreux voyages, en Allemagne, en Belgique et s'épanouit dans les échanges humains, le plaisir de la pratique sportive, l'organisation d'évènements culturels et la transmission de son savoir, notamment en histoire et en géographie.

Andreas va réaliser un parcours classique. Il est passionné par différents sports, le football, l'endurance, la course à pied, et prend toujours beaucoup de plaisir à en expérimenter de nouveaux. Il choisit le français comme seconde discipline. Très tôt dans ses études à Bonn, ancienne capitale de l'Allemagne, il recevra des cours de pédagogie et de psychologie qui lui permettront de gérer mais aussi et surtout d'aider ses élèves. 

En 1990, il quitte l'Allemagne pour se rendre au Lycée de Presles à Vichy-Cusset, près de Clermont-Ferrand, pour réaliser sa formation en tant qu'assistant de langues. Il entre dans la pratique de l'enseignement réel et cela révèle chez lui sa vocation. Cette expérience est très enrichissante. Il s'inscrit également dans un club de marche et de course à pied. Il décide alors de passer son Capes (Certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire) en allemand qu'il obtient en 1994. Sa femme, rencontrée 10 ans auparavant à Fribourg dans une auberge de jeunesse alors qu'elle traversait la Forêt-Noire à vélo, avec sa classe et son professeur d'allemand, le rejoint à Vichy. Ils devaient passer un an en Auvergne ; ils y passeront finalement 5 ans.

Andreas apprécie la découverte et la formation continue, il aime apprendre encore et encore. Il se passionne en transmettant les valeurs du sport qui sont pour lui universelles :  lier la santé mentale à la santé physique, l'entraide, se dépasser et aller toujours plus loin, redécouvrir le mouvement et son corps à travers chaque sport - il fera notamment de la danse malgré sa grande taille.

visite de la ville d'Epinal avec Jacques Grasser, historien et professeur universitaire

Andreas reçoit sa première affectation : le Lycée Isabelle Viviani à Épinal dans les Vosges. Sa femme originaire d'Agen se laisse séduire par la beauté des Vosges et notamment ses grandes forêts et accepte de le suivre. Tous deux sont tristes de quitter Clermond-Ferrand où ils avaient tissé beaucoup de liens d'amitié.

Il exerce dans ses deux domaines de professorat : l'allemand et le sport. Il allie même les deux avec un bénéfice pédagogique avéré : allier le geste à la parole permet une meilleure mémorisation, une meilleure compréhension et rend l'apprentissage ludique pour le plus grand bonheur de ses élèves. Fidèle à lui-même, Andreas ne cesse de rechercher le meilleur pour ses élèves. Pendant plus de 18 ans, il est un professeur aimé et reconnu dans tous les établissements dans lesquels il exerce. En 2013, il obtient un poste fixe au collège Clémenceau d'Épinal.

Le nombre de projets qu'Andreas a mené toutes ces années est simplement vertigineux.

En partenariat avec des professeurs d'arts plastiques et de musique, il se lie au projet Rock de Wuppertal : création de groupes de musique, d'ateliers d'écriture, organisation de tournées de concerts et participation à des festivals dans le monde entier. 

Il est en lien avec l'Institut Goethe, organise des échanges, des voyages et se souvient avec nostalgie de ce groupe Von Welt passé professionnel ensuite.

Il se lie à la fondation Bosch (la 2ème plus grosse fondation mondiale) et obtient des fonds pour la jeunesse, fait participer ses élèves vosgiens à des concours prisés - un 1er prix leur sera décerné.

Il prépare ses élèves à des concours d'éloquence franco-allemand - ils seront dans les meilleurs du classement à plusieurs reprises - Andreas sera invité à la remise des prix et félicité pour ses démarches pédagogiques par Rosine Lagier, historienne et collaboratrice de Stéphane Bern. 

Il est invité par la société des membres de la Légion d'Honneur pour son travail pédagogique sur la sensibilisation au climat et au réchauffement climatique. Il recevra des félicitations pour son travail de la part des personnalités présentes (politiques et militaires).

Il accompagne les élèves dans la création d'une action philosophique et écologique, « la fête est finie » qui traite du réchauffement climatique. Le court-métrage obtiendra la 1er prix au concours "l'Honneur en Action" et sera honoré à l'Hôtel des Invalides à Paris le 13 avril 2022 dans le cadre du partenariat avec la Société des Membres de la Légion d'Honneur. Il s'agit d'un projet audio-visuel écologique qui visait à interpeller les adultes pour laquelle Yoann et Maël Masson, co-réalisateurs, seront également félicités par Éric Boeuf le président des membres de la Légion d'Honneur dans les Vosges qui met en place de nombreuses actions et projets pour les jeunes. Mais aussi, Jean-Pascal Van Ypersele, ex-président du GIEC et très grand scientifique des Nations Unies invité au lycée Claude Gellée par Andreas pour deux conférences en mai 2021 qui commentera cette fiction écologique de Yann et Maël et mettra tous les jeunes acteurs en valeur.

Michel Curien, réalisateur de films pédagogiques a assisté aux cours d'Andreas afin de réaliser un reportage sur le travail avec la musique en cours de langue et sur cette pédagogie moderne et innovante.

Il participe pendant 5 ans à un atelier artistique avec « Images plus, Télévision locale » ayant pour objectif de former les élèves aux techniques de reportage. Il accueille en 2014 la 3ème chaîne allemande durant ses cours. Elle le suivra pour réaliser un reportage durant une journée entière afin de rendre compte de la pédagogie rock/pop en cours et sur un concert, de plusieurs groupes allemands, organisé par Andreas. 

Il excelle dans les relations internationales et le partenariat avec d'autres écoles en Allemagne en lien avec le rectorat. Il est nommé responsable du projet Erasmus en coopération avec 5 pays européens (France, Grèce, Allemagne, Pologne, Italie) et organise, avec le service des relations internationales du rectorat, les voyages de 2 semaines, 3 mois, 6 mois qui comprennent des parties culturelles, pédagogiques, didactiques et artistiques.

Pendant 25 ans, il sera toujours sollicité par le Rectorat afin d'effectuer les présentations des projets pédagogiques, il médiatise ces évènements. Il adoptera le rôle du responsable pédagogique des échanges franco-allemands pour la ville d'Épinal durant plus de 20 ans et sera traducteur pour la mairie d'Épinal lors des réceptions officielles internationales.

 

Andreas fait un travail exceptionnel qui explose littéralement le minimum syndical et lorsque l'on sait que les élèves se sentent peu soutenus par leurs professeurs et que 57% d'entre eux estiment que leur professeur ne s'intéresse pas à leur progression, on ne peut que comprendre à quel point Andreas est apprécié de tous.

Il consacre également ses vacances à encadrer des élèves qui participent aux échanges franco-allemand organisés par la ville d'Epinal avec Schwäbisch Hall en Allemagne, jusqu'à 120 se souvient-il en souriant. Le partage de moments le comble et il met en pratique sa devise « le plaisir est le meilleur pédagogie ».

Il convient de souligner qu'Andreas n'aura jamais été rétribué pour cet engagement sacerdotal. On lui aura « offert parfois, un repas, un sandwich une boisson », me confie-t-il bien humblement. Lorsque je lui demande comment il a pu concilier une vie de famille, de couple, Andreas répond que sa famille a toujours respecté son engagement, son altruisme, son désir de s'impliquer entièrement et d'aller au fond des choses. Sa femme aurait parfois aimé qu'il réduise un peu son implication mais elle l'aime pour son côté passionné. 

Toute au long de sa carrière, il ne recevra que des évaluations positives, des notations élevées et des appréciations élogieuses. Son moteur a toujours été et est encore aujourd'hui : l'élève. Andreas est exemplaire et estime à juste titre ne pas avoir à se justifier.

 

 programme Erasmus en Grèce à l'école à Orestiadas

programme Erasmus en Grèce à l'école à Orestiadas

Et d'un seul coup : patatras 

La crise Covid. Andreas porte le masque mais, son altruisme et son empathie pour ses élèves ne lui permettent pas de fermer les yeux sur la souffrance qu'il voit dans les yeux de ses élèves. Par ailleurs, il constate que les élèves sont fatigués, passifs, souffrent de maux de tête et ce masque l'empêche de travailler pour enseigner l'allemand car la prononciation s'apprend par mimétisme du mouvement des lèvres. Les cours d'improvisation de théâtre qu'il prend afin d'animer ses cours aux élèves, lui font prendre conscience que ce masque est une manière symbolique de les faire taire.

Il se questionne et « souffre » avec eux. Puis c'est le déclic durant l'été 2021 avec le protocole Blanquer. Trop c'est trop. Il écrit au recteur le 9 août 2021 pour l'alerter sur les dangers de ce protocole, la gestion maltraitante des élèves et l'aberration de transformer l'école en vaccinodrôme avec des injections expérimentales dangereuses. La lecture du rapport de 20 pages de Nicole Delépine qui reprend des données officielles du VAERS documentées et publiées par le CDC aux USA ne laisse pas de place au doute : ces injections sont dangereuses ; elles tuent des enfants. Il cherche alors et écoute le Professeur Perronne, la généticienne Alexandra Henrion-Caude, le docteur Pascal Sacré, le Conseil scientifique indépendant (CSI)... Il échange aussi avec une scientifique spécialiste des protéines, y compris la protéine spire, le Docteur Anne-Marie Sim (Luxembourg).

Il décide de demander un entretien avec son chef d'établissement, Monsieur Odille, pour la rentrée 2021/22. L'entretien est cordial mais il apprendra par la suite que ce dernier aura fait un signalement (une alerte au rectorat). À la réunion de la pré-rentrée qui réunit tous ses collègues, il demande à prendre la parole. Le chef d'établissement devient alors agressif et le censure. Il l'empêche de parler des aberrations du protocole Blanquer, de la mise en danger des enfants et des effets secondaires. Andreas reste calme mais Monsieur Odille perd son son-froid.

Andreas ne tarde pas à comprendre que toute discussion avec l'Éducation nationale est impossible sur le fond.

1ère convocation : le 23 septembre 2021

Andreas choisit le conseil d'une avocate, Me Nancy Risacher. Elle a très bonne réputation, est très professionelle mais surtout et c'est ce qui compte le plus aux yeux d'Andreas, elle est très humaine et dévouée. Lors de cet entretien, face à 3 personnes des ressources humaines, il n'y aura aucune discussion sur le fond malgré les documents scientifiques fournis par Andreas, mais un interrogatoire à charge. Andreas leur demande de réfléchir avant d'obéir et rappelle la maltraitance faite aux enfants ainsi que la mise en danger de leur vie. Il rappelle l'augmentation terrible du taux de suicides des enfants jamais constatée auparavant. Nancy Risacher les met face à leurs contradictions et les interpelle à plusieurs reprises sur les valeurs de la République. « Comment faites-vous pour débattre quand tout le monde doit penser pareil ? ».  Elle est étonnée que cet entretien ressemble à un tribunal. Andreas comprend que : « un bon fonctionnaire se tait et exécute les ordres, peu importe les conséquences »

 

Expulsion violente et humiliante : le 6 décembre 2021

Andreas arrive au lycée mais à peine a-t-il mis un pied dans l'enceinte de l'établissement qu'il est intercepté par Monsieur Odille le chef d'établissement et la proviseure adjointe. Ils lui demandent de signer la suspension qui lui est signifiée par le recteur pour une durée de 4 mois. Aucun motif n'est indiqué. Andreas demande à joindre son avocate mais il devra, pour cela, sortir de l'enceinte de l'établissement car ils ne l'autorisent pas à rester seul. Sur les conseils de son avocate, il signe le courrier après avoir stipulé qu'il n'adhérait pas à son contenu. Il ne lui sera pas non plus permis d'aller récupérer ses affaires personnelles dans la salle des professeurs, c'est le chef d'établissement qui les lui rapportera. Il est suspendu mais il lui est également interdit d'intervenir sur la pédagogie, d'entrer dans l'école. Le chef d'établissement lui dira « je ne suis qu'une boîte aux lettres ». Effectivement, le chef d'établissement et la proviseure adjointe éxécutent les ordres et infligent humiliation et mépris. Se sont-ils questionnés sur la validité juridique de la signification de suspension, la légalité de mise à exécution ? La violence psychologique de leur façon de faire ? Leur attitude gênée témoigne qu'ils ont conscience de ce qu'ils font.

2ème convocation : le 9 décembre 2021

Cette fois, Andreas se rend à l'Inspection Académique d'Épinal. Ce n'est qu'à son arrivée que son avocate et lui se voient remettre les pièces justificatives de son exclusion. (Dans un État de Droit, la communication des pièces se fait préalablement au débat en respect des droits de la défense). Andreas et son avocate découvrent donc un florilège de diffamations, affabulations, distorsions de la réalité. Son chef d'établissement a rédigé un signalement puis un rapport totalement mensonger qui a entraîné sa suspension le 6 décembre 2021. Il explique avoir convoqué Andreas, avant la pré-rentrée 2021/22 alors que l'entretien avait eu lieu à l'initiative d'Andreas. Certains collègues témoignent qu'un jour Andreas ne portait pas de masque - le chef d'établissement ne portait pas non plus de masque, lors d'une réunion avec deux professeurs d'anglais mais Andreas est dénoncé. Il est accusé d'inciter ses élèves à ne pas porter de masque, il est décrit comme un gourou extrémiste qui mettrait les élèves en danger. Andreas reconnaît  avoir laissé les élèves retirer leur masque s'ils se sentaient trop mal. Il est aussi reproché à Andreas ses prises de position dans la presse. Encore une fois le dossier est à charge. Son avocate et lui sont sommés de se défendre sur-le-champ. Maître Nancy Risacher rappelle ce qu'est la liberté d'expression, rejette une partie des pièces du dossier, car transmises hors-délais. Andreas rappelle qu'il s'exprime sur la base d'études scientifiques provenant des plus hautes institutions de santé. La volonté de l'Éducation nationale est claire : aucune discussion sur le fond - intimidation du professeur afin qu'il rentre dans le rang.

C'est émotionnellement très difficile pour Andreas. Ces mesures de répression, d'intimidation, de harcèlement depuis 4 mois ont des répercussions sur sa santé, sa vie de famille. Il y aura un conseil de discipline le 14 mars 2022 et il ne sait pas comment tout cela va évoluer. Mais Andreas bénécie d'un immense soutien, de la part de ses élèves, de sa famille, de ses amis, du collectif l'Union Fait La Force 88. 

3ème convocation : le 14 mars 2022, Conseil de discipline

Andreas est accompagné de son avocate, Nancy Risacher mais également du Docteur Gauthier Bein. Ils plaideront la dangerosité du port du masque, des injections et établiront les mensonges contenus dans les rapports rédigés par le chef d'établissement du lycée Claude Gellée. Andreas pointe les incohérences dans les témoignages. Dès le début du Conseil de discipline, Andreas lit le témoignage d'un médecin qui constate la maltraitance inhérente au protocole Blanquer. Il est soutenu par plus de 60 personnes qui, devant le Rectorat, prennent la parole, chantent en soutien à Andreas. Le son parvient dans la salle où se tient le Conseil de discipline.

Maître Nancy Risacher souligne à plusieurs reprises que le chef d'établissement ne répond à aucune question lors d'une confrontation. Le conseil de discipline dure 3h30. Andreas fait connaître la manière dont le chef d'établissement a agressé verbalement une professeur lors d'une réunion en salle polyvalente en octobre 2021 : une attitude inadmissible. Andreas aura été le seul à quitter la salle de réunion ce jour-là, ne pouvant accepter un tel comportement.

Le chef d'établissement perd alors son sang-froid et manifeste un comportement agressif et inapproprié. Il avait tenté bien auparavant de discréditer Andreas et temoignait de son attitude excessive. Andreas établit, lors de cette audition, que c'est bien une inversion accusatoire dont il s'agit. 

Andreas n'aura de cesse de dire qu'il est là pour protéger les enfants. Bien avant de penser à lui, il agit pour eux.

Il n'y aura aucun retour, aucune suite à ce conseil de discipline. Andreas doit être réintégré le 6 avril 2022.

Plaintes déposées

Andreas et un de ces collègues, également victime de l'autoritarisme et du harcèlement de ce chef d'établissement déposent plainte. Les dossiers sont entre les mains du procureur de la République. Le sentiment de toute puissance de ce chef d'établissement s'exprime par le fait qu'il ne respecte pas les règles qu'il impose aux autres, qu'il crée un climat "délétère" et n'hésite pas à proposer à ceux qui "dérangent" une demande de mutation avec un ton menaçant. 

Réintégration : le 6 avril 2022

Andreas réintègre son lycée. Il apprendra de ses élèves qu'ils ont été dissuadés par leurs professeurs de faire grève pour demander son retour au motif que cela pourrait leur valoir de sérieux ennuis, il recevra de leur part de très touchant témoignages, il est très aimé de ses élèves.

Andreas va maintenant subir un harcèlement très lourd. La surveillance est continue. Dès qu'il ouvre son ordinateur professionnel s'affiche un bandeau lumineux : « vous êtes inspecté ».  De l'orwellien à la sauce Éducation nationale ! Une inpectrice est dépêchée : elle assiste aux cours d'Andreas pour lesquels elle ne fera que des critiques qui discréditent l'intégrité professionnelle plus que reconnue depuis des années. Ce professeur, encensé depuis presque 30 ans, est reconnu auprès de fondations internationales, Robert Bosch Stiftung, d'instituts de langues, l'institut Goethe et congratulé par le fondateur de la pédagogie Rock en Allemagne, Kalle Waldinger.  Le jour de l'inspection, il travaillait avec ses élèves de la classe de seconde sur le film « Tages des Rhums » en utilisant le dossier pédagogique réalisé par le Canope (réseau de création et d'accompagnement pédagogiques pour l'Education Nationale). L'inspection a comme seul objectif de démontrer que ce professeur d'allemand est soudainement totalement incompétent doit même assumer la critique d'un outil de travail dont il n'est pas le créateur. Durant l'entretien qui suit l'inspection, cette inspectrice lui parlera des mesures sanitaires, du port de masque pendant plus d'une heure. Le summum de ce rocambolesque moment : l'inspectrice refuse de mener l'entretien avec Andreas en allemand alors qu'elle est censée inspecter son cours de langue allemande. Néanmoins, elle remettra, sur les cours d'allemand que prodige Andreas à ses élèves, un rapport catastrophique. 

En fin d'année scolaire, Andreas constate que les notes qu'il a mises à ses élèves ont tout bonnement été supprimées. Il aura beau rappeler au chef d'établissement que dans le protocole voté au Conseil d'administration « le professeur est libre d'attribuer le coefficient qui reste à sa seule appréciation.» D'ailleurs il n'est rien demandé aux autres professeurs de langue qui ont également décidés d'appliquer de forts coefficients. Les élèves réagissent lors du conseil de classe. De nouveau, le chef d'établissement sort de ses gonds et s'en prend aux élèves délégués. Les collègues d'Andreas, que l'on imagine terrorisés, ne réagiront pas. Le coefficient ne sera pas rétabli. Le chef d'établissement affirmera ensuite son autorité, arguant qu'il est le chef et que conséquemment, il décide alors que seul le professeur a la responsabilité de la note.

 

 

Andreas accompagné de Nancy Risacher et Gauthier Bein
Andreas accompagné de Nancy Risacher et Gauthier BeinAndreas accompagné de Nancy Risacher et Gauthier Bein
Andreas accompagné de Nancy Risacher et Gauthier Bein

Andreas accompagné de Nancy Risacher et Gauthier Bein

4ème convocation : le 4 juillet 2022

Convoqué au Rectorat, de nouveau accompagné de Nancy Risacher, tous deux vont subir les foudres d'un autoritarisme délirant : 13 pages de rapport à charge qui ne leur est communiqué qu'à leur arrivée (bis repetita de violation des droits de la défense). N-ième rapport du chef d'établissement, 4 rapports de collègues, diffamatoires, méprisant dont la violence et le caractère délirant sont indescriptibles et tient plus lieu de réquisitoire en assise ou de diatribe que de témoignage. L'avocate ne peut pas parler, elle est sans arrêt interrompue. Maître Risacher dit  en présence des responsables de la DRH se croire dans une cour de récréation tellement l'ambiance est ridicule et puérile. Tout est mis en place afin de  casser l'intégrité professionelle d'Andreas, casser la personne dans le but de le pousser à démissionner. Quand une des responsables dit à Andreas : « vous pensez rester ? En plus, vous êtes harcelé en plus... ». Après cette phrase, Maître Risacher et Andreas littéralement scandalisés par les méthodes employées ont claqué la porte et mis fin à cette réunion absurde.

 

Conseil d'enseignement, le 5 juillet 2022

Trois collègues d'Andreas, également professeurs d'allemand mais avec bien moins d'expérience, dont la participation étonnante de sa remplaçante, également professeur d'allemand, sont également présentes. Le chef d'établissement ainsi que la Proviseure adjointe ont décidé de retirer à Andreas toutes ses classes de terminales, toutes les classes de section Euro, de supprimer tous ses projets culturels et artistiques, arguant qu'il convient de revenir aux fondamentaux de l'enseignement. Cette justification n'a aucun sens aux vues de la pédagogie, de la didactique de l'enseignement des langues. La culture est partie intégrante de l'enseignement, c'est un fondamental.

Cet acharnement, ces attitudes déplacées et injustifiées, ces agissements, ces calomnies, ces acharnements, ce harcèlement continu, ces violations répétées des réglements et des lois en toute impunité ne sont pas digne de l'Education Nationale.

Où sont les collègues, les parents d'élèves ?

 Les élèves n'auront cette année, ni voyage scolaire, ni projets musicaux, ni sorties. Soudainement, après des années de créations de reconnaissance des projets, de mise en valeur de l'établissement, cela va sonner étrangement silencieux.

Les parents d'élèves sont-ils informés du sort réservé à ce professeur dévoué corps et âme à ses élèves depuis 30 ans ? Que pensent les élèves de terminale à l'idée de perdre un professeur de qualité pour cette année décisive du baccalauréat ? Quoiqu'il arrive et parce que c'est une valeur fondamentale pour Andreas, il ira jusqu'au bout. 

 

Décision du conseil de discipline, le 21 septembre 2022

Il aura fallu 6 mois pour que le Ministère de l'Éducation nationale via le rectorat de l'Académie de Nancy-Metz communique la sanction : 3 mois d'exclusion temporaire dont 2 mois assortis de sursis.

Andreas estime que la clémence de la sanction traduit la prise de conscience des dangers encourus par les enfants avec le port d'un masque et de la maltraitance qu'il constitue. Mais également les risques avérés pour les enfants d'une injection d'un "médicament biologique" en phase de test jusqu'en 2024.

Andreas est satisfait et remercie Maître Nancy Risacher, son avocat, pour ce dénouement. Elle l'a accompagné, conseillé tout au long de ces 2 années et ces 5 convocations. Sa détermination à souligner les contradictions, les missions de l'Éducation nationale et ses demandes réitérées pour l'ouverture d'un débat ont été essentielles.

Andreas est infiniment reconnaissant à son épouse, Clotilde, pour son soutien indéfectible et sans lequel il aurait été beaucoup plus difficile de résister. Le Docteur Bein, pour l'appui essentiel qu'a été son expertise médicale. Enfin Andreas tient à remercier avec toute la chaleur humaine qui le caractérise, les médecins, psychologues, parents, membres du comité de soutien et tous les citoyens de toutes les régions de France qui l'ont accompagné dans ces épreuves.

Monsieur Odille, malgré la plainte déposée par Andreas au procureur de la République et qui est en cours d'instruction, s'obstine dans un harcèlement violent.

Tribunal correctionnel d'Épinal, le 10 janvier 2023

Andreas devra répondre de l'accusation d'organisation de manifestation illégale sur la voie publique. Son crime ? avoir chanté "l'hymne de la liberté" en novembre 2021 lors des manifestations traditionnelles à Épinal. Andreas ironise en se demandant s'il a chanté faux à ce point. 

Maître Nancy Risacher sera à ses côtés, Andreas reste confiant. Nous ne manquerons pas de vous rapporter sa comparution et les suites qui y seront données.

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