D'emblée, aux Dépêches Citoyennes, nous nous sommes dit, bien sûr ! Indignons-nous.

Ariane Bilheran explique précisément en quoi le langage est utilisé pour manipuler les esprits et pervertir les consciences et les actions. Nous essayons donc d'entrer dans les mots et le questionnement :

  L'indignation, c'est quoi ?

 

    * indignation :  sentiment de colère et de révolte suscité par tout ce qui peut provoquer la réprobation et porter plus ou moins atteinte à la dignité de l'homme.

À ce stade, nous nous sommes demandés ce qu'était la dignité, précisément

    * dignité : du latin dignitas - mérite, estime, considération, charge.

1/ Sentiment de valeur intrinsèque d'une personne ou d'une chose et qui commande le respect d'autrui.

2/ Prérogative (charge, fonction ou titre) acquise par une personne ou un groupe entraînant le respect et lui conférant un rang éminent dans la société.

Étymologie et Histoire : la dignité fut d'abord une valeur décernée pour être définie ensuite comme une composante ontologique de l'être humain, c'est-à-dire qu'elle est intrinsèque, indissociable de l'être.

 

Passons de sa définition à son existence, sa réalité dans notre vie.

De la dignité

La dignité est incluse dans les constitutions (Allemagne, France, Suisse, ...) On la retrouve dans le droit québécois mais aussi dans la Déclaration des Droits de l'Homme de 1948 :"Le respect de la "dignité humaine", comme droit à la vie, intégrité de la personne, interdiction de la torture et des traitements dégradants ou inhumains."

Encore le Conseil d'État a inclus la notion de dignité humaine en tant que composante de l'ordre public.

Pour l'Union européenne, elle est la première des quatre valeurs universelles : dignité humaine, liberté, égalité, solidarité : "la dignité humaine comprend le respect physique et le respect psychologique des êtres humains, ainsi que le respect de l'intégrité morale." La dignité dépend directement de la personne et toutes ses dimensions (juridique, physique, mentale, religieuse, sociale. ethnique, ...)

Pour le philosophe Emmanuel Kant, la dignité est le fait que la personne ne soit jamais être traitée seulement comme un moyen mais toujours comme une fin en soi. Elle est le devoir moral d'agir librement et est le respect de la liberté humaine, c'est-à-dire de l'Homme en tant qu'être suprasensible.

Pour Adam Schulman, professeur en bio-éthique, la dignité influence la notion de "consentement éclairé".

Pour Pierre Lecomte de Noüy, biologiste français, "il n'existe pas d'autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle"

Pour Emmanuel Kant, "Les choses ont un prix mais l'homme, lui, a une dignité laquelle est sans degrés ni parties et cela serait même si Dieu n'existait pas". Dès lors, la dignité n'est donc plus une prérogative honorifique attribuée mais devient une valeur intrinsèque de l'homme. Eric Fiat  nous explique comment Kant a ainsi démocratisé la dignité (tous les hommes sont dignes de la même dignité) mais aussi laïciser la notion (même si Dieu n'existait pas).

René Descartes, fondateur de la modernité, dans son "Discours de la méthode" déclare que "l'homme doit développer ses connaissances afin de se rendre maître et possesseur de la Nature... Principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie". Eric Fiat attire notre attention sur le "en cette vie", qui rappelle que Dieu est le possesseur de la nature, et que si l'homme devrait œuvrer comme lui, il ne dit pas qu'il doit se prendre pour Dieu. C'est bien dans cet écart que l'on rencontre la notion de transhumanisme, qui est une déviance qui fait de l'homme une marchandise, un moyen.

Ainsi, dans la modernité, la dignité est relative à son degré d'autonomie, d'indépendance et de maîtrise.

La dignité ne peut pas se perdre car elle est une valeur intrinsèque et inaliénable que nul ne peut limiter.

G.W.F Hegel, "si ma dignité n'est pas reconnue par les autres elle n'existe pas pleinement" cela ne signifie pas qu'il y a pas de dignité s'il y a pas de reconnaissance mais que la reconnaissance réalise la dignité. Le regard respectueux d'autrui accomplit la dignité. A contrario, le regard de l'autre peut faire perdre le sentiment de dignité.

Nous n'oublierons pas que l'indignité nationale correspond à une infraction pénale entre 1944 et 1951 utilisée pour punir par "dégradation nationale" et retirer en autres, le droit de vote, d'éligibilité et aux retraites des personnes ayant collaboré pendant la guerre.

Le nazisme était le paroxysme de l'idéologie de la santé : le corps n'a plus de préséance ontologique ou éthique, il n'appartient plus à l'individu". - Ariane Bilheran.

De l'indignation

Il s'agit d'un sentiment (et non ressentiment - animosité - comportement violent) qui commence quand on refuse ce qui porte plus ou moins atteinte à la dignité de l'homme. Elle témoigne de l'aptitude à ressentir la douleur de l'autre et concerne des valeurs universelles. 

L'indignation renvoie à l'autre, elle dit non, "je garantis ton humanité par mon indignation".

Fiodor Dostojewski, "la perspective d'une harmonie ultime ne dissout pas le sentiment de la douleur d'un enfant." L'indignation est irrémédiable, indépassable. La dignité défend l'intérêt de la personne par rapport à celui du groupe. (Injecter des personnes à fortiori des enfants pour protéger d'autres personnes est indigne.)

Pour Bernanos, l'indignation est le soulèvement des consciences qui souffrent.

De la marche de l'indignation 

Benoît Ochs, médecin généraliste suspendu de ses fonctions à Luxembourg pour avoir soigné est à l'initiative de cette marche qui se veut déterminée et non violente. Il est soutenu par plusieurs citoyens dont Andréas Pfeiffer, professeur, Le docteur Gautier Bein, médecin suspendu, le collectif UFL88 et 13 bénévoles. 

L'indignation concerne les politiques mises en oeuvre, l'absence de débat démocratique, la perte de nos libertés qui ramène directement à nos constitutions, la suspension des soignants violant leur dignité et leurs droits constitutionnels et européens

L'indignation contre ces obligations vaccinales qui viole l'intégrité physique pourtant garantie par l'Union européenne et le consentement libre et éclairé pouvant inscrit dans maints textes juridiques nationaux et européens.

L'indignation contre la censure qui règne sur le réalité des effets indésirables et la maltraitance des victimes.

L'indignation contre toute forme de guerre qu'aucun peuple ne souhaite, contre les idéologies prônées au détriment des peuples européens, contre ses spéculations financières, causes de tant de souffrance et que pourtant les gouvernements promeuvent. 

Marcherez-vous pour témoigner de votre indignation ?

https://t.me/marchedelindignation

La soirée de samedi musicale et juridique : Chloé Sage, jeune chanteuse résistante que l'on ne présente plus, Francis Lalanne, chanteur engagé et humaniste et Maître Joseph, pourfendeur de vaccinolâtres depuis toujours.

La soirée de samedi musicale et juridique : Chloé Sage, jeune chanteuse résistante que l'on ne présente plus, Francis Lalanne, chanteur engagé et humaniste et Maître Joseph, pourfendeur de vaccinolâtres depuis toujours.

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